Marie de Béthanie n’est pas la pécheresse à laquelle une confusion ancienne l’a longtemps réduite. Elle est celle qui aime sans mesure, qui pose un geste que le calcul ne comprend pas.
Alors que d’autres pèsent et raisonnent, elle brise un flacon de parfum précieux et le répand sur les pieds de Jésus, les essuyant de ses cheveux (Jean 12,3). On lui reproche le gaspillage ; lui reçoit ce que les autres ne voient pas : un amour qui ne calcule rien. La maison entière s’emplit du parfum, comme si un seul geste gratuit débordait sur tout.
En nous, Marie de Béthanie est cette part qui ose la dépense pure, l’amour qui ne se justifie pas. Elle rappelle que tout ne se mesure pas, que certains gestes n’ont de sens que par leur gratuité même. Là où le mental compte, elle offre.
Voir aussi Marie sœur de Marthe.
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