La pureté n’est pas l’évitement anxieux de ce qui serait sale ou interdit, ni une perfection morale qui trierait le permis et le défendu. Cette obsession-là a enfermé bien des consciences.
Être pur n’a rien à voir avec être irréprochable. Le mot dit la transparence, la clarté d’un être sans double fond, sans écart entre le dedans et le dehors. « Heureux les cœurs purs » ne vise pas les parfaits, mais ceux qui ne jouent pas de rôle.
La pureté est unité intérieure : ne pas être divisé entre ce qu’on est et ce qu’on montre. Elle ne se gagne pas en se surveillant, elle se retrouve en cessant de se dédoubler, dans la simplicité d’un cœur enfin d’accord avec lui-même.
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