consolation

La consolation n’est pas le simple réconfort qu’on reçoit dans la peine, ni le plaisir d’un moment agréable. Elle peut d’ailleurs passer par les larmes, et n’a rien à voir avec le fait de se sentir bien au sens ordinaire.

Dans la tradition ignatienne, elle désigne un mouvement intérieur qui ouvre : un élan qui relie, qui rend le cœur plus vaste, qui ranime le goût de l’Essentiel et laisse plus libre. On ne la reconnaît pas à ce qu’elle serait plaisante, mais à sa direction : elle tourne vers le Vivant, elle rouvre là où l’on s’était refermé. En nous, c’est la voix qui redonne confiance, qui déserre l’étau, qui remet en mouvement vers plus grand que soi.

La consolation ne se fabrique pas, elle se reçoit et se reconnaît. La laisser nous guider, c’est suivre ce qui, en nous, penche du côté de la vie, et se laisser reconduire par elle vers le Je-suis d’où monte toute paix profonde. Voir aussi désolation, discernement.

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