La porte n’est pas d’abord une barrière qui trie, qui laisse dehors ceux qui n’ont pas le bon mot de passe. On a parfois fait de la religion une porte fermée, gardée, réservée. Elle est l’inverse : un passage ouvert.
« Je suis la porte » (Jean 10,9). Une porte ne retient pas, elle donne accès. Elle n’est pas le lieu où l’on s’arrête, mais ce par quoi l’on entre et l’on sort librement. Ce Je suis n’est pas une frontière gardée par un seul, c’est le seuil vivant présent en chacun, là où l’on passe de l’enfermement à l’espace.
Ce lexique entier voudrait être cela : non des définitions qui bornent, mais des portes qui ouvrent. Un mot n’a de valeur que s’il laisse passer vers plus vaste que lui.
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