Le pardon n’est pas l’oubli forcé d’une blessure, ni un effort moral pour effacer ce qui a eu lieu. Ce n’est pas dire que l’offense n’a pas existé, ni l’excuser. Pardonner, c’est refuser de rester prisonnier-ère du passé, cesser de laisser le mal reçu définir la relation et définir qui nous sommes. Ce geste ne dépend pas de la réaction de l’autre, il est d’abord un choix intérieur qui nous rend à nous-mêmes. Il ne libère pas seulement celui ou celle qu’on pardonne, il nous délie de la rancune qui nous tenait. Loin d’être une faiblesse, c’est l’un des actes les plus libres qui soient.
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