mort

La mort n’est pas l’opposé de la vie, ni un simple néant. Elle est la fin d’une forme, l’épreuve de l’inconnu, ce qui nous dépouille de tout ce que nous croyions posséder et être.

La Bible ne la minimise pas. Jésus l’affronte dans l’angoisse : « Mon âme est triste à en mourir » (Matthieu 26,38). Elle est rupture, silence, finitude, et il serait faux de faire comme si elle ne coûtait rien.

Mais il existe une autre mort, dont parle aussi l’Évangile : celle de qui vit enfermé dans son ego, coupé de l’Unité. « Laisse les morts enterrer leurs morts » (Luc 9,60). On peut être vivant et passer à côté de sa vie. Mourir à cet enfermement, c’est renaître autrement : « si le grain de blé ne meurt pas, il reste seul » (Jean 12,24).

Nous ne savons presque rien de ce qu’il y a après la mort. Ce que nous pouvons pressentir, c’est qu’elle ramène à l’essentiel, à ce qui demeure quand tout le reste s’efface.

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