Le jugement n’est pas la sentence d’un tribunal céleste où seraient pesés nos mérites. On l’a longtemps imaginé ainsi, et cette peur a détourné bien des cœurs.
Le mot dit pourtant autre chose : ce qui met en lumière, ce qui révèle la vérité d’un être. Être jugé, dans ce sens, c’est être vu tel que l’on est, sans masque et sans fard. Un tel regard n’écrase pas, il éclaire et libère.
Le seul jugement dernier qui vaille est peut-être celui que l’on cesse de porter sur soi-même.
« Retour au lexique