Esprit Saint

On imagine parfois l’Esprit Saint comme une troisième entité, une force venue d’en haut, ou cette colombe des images pieuses qui n’évoque plus grand-chose. Ces représentations ont fini par le rendre lointain, presque abstrait.

Le mot dit tout autre chose. En hébreu, ruah, en grec, pneuma : le souffle, le vent, la respiration. Rien de plus intime et de plus vital. L’Esprit n’est pas une chose ni un individu séparé, il est le Souffle qui anime, ce qui met en mouvement et relie.

Il ne vient pas du dehors comme un pouvoir étranger. Il jaillit du dedans, comme une inspiration qui nous dépasse, une parole juste au bon moment, un élan qui nous ouvre. On ne le possède pas, on l’accueille.

Il est ce qui, en nous, sait avant que nous comprenions, ce qui prie quand nous ne savons plus prier, ce qui relie ce qui était séparé. Le laisser souffler, c’est cesser de tout maîtriser et se rendre disponible à ce qui nous traverse.

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