doute

Le doute n’est pas le contraire de la foi, ni un manque qu’il faudrait faire taire. On l’a longtemps traité comme une faute ou une tiédeur, alors qu’il est souvent le signe d’une recherche vivante.

Ce qui s’oppose à la foi, ce n’est pas le doute, c’est la certitude fermée, celle qui n’a plus rien à chercher. Le doute, lui, tient la question ouverte. Il empêche les croyances de durcir, il oblige à revenir à l’expérience plutôt qu’aux formules.

Thomas doute, et son doute le conduit à la rencontre la plus directe. Douter avec honnêteté, ce n’est pas s’éloigner de l’Essentiel, c’est refuser de s’en approcher par de fausses évidences.

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