discernement

Le discernement n’est pas le choix raisonné entre le bien et le mal, cette pesée des arguments où l’on croit décider avec la tête. Ce n’est pas non plus deviner à l’avance ce qu’il faudrait faire. Il est plus subtil : une écoute de ce qui, en nous, fait grandir la vie ou l’éteint.

La tradition ignatienne l’a affiné en observant deux mouvements intérieurs. La consolation est cet élan qui ouvre, qui relie, qui laisse le cœur plus vaste et plus libre. La désolation, à l’inverse, referme, replie sur soi, assèche le goût de vivre. Ni l’une ni l’autre ne se commande, mais on peut apprendre à les reconnaître, à ne pas décider dans la désolation et à revenir vers ce qui donne la paix profonde.

Discerner, ce n’est donc pas trancher par volonté, c’est écouter assez finement pour sentir de quel côté penche le Vivant en nous. « Éprouvez tout, retenez ce qui est bon » (1 Thessaloniciens 5,21) : le discernement est cet art de goûter les mouvements du cœur pour suivre celui qui reconduit à l’Essentiel.

« Retour au lexique