Le désir n’est pas l’ennemi de la vie spirituelle, contrairement à ce qu’une longue méfiance a laissé croire. Le réprimer ne fait que le durcir ou le détourner.
Le désir est une énergie, un élan vital, la trace en nous d’un manque qui cherche à être comblé. Le problème n’est pas qu’il existe, mais qu’il se fixe sur des objets trop petits pour lui, croyant y trouver ce que seul l’Infini peut donner.
Reconnu et laissé à sa profondeur, le désir devient soif d’Essentiel. Il ne s’agit pas de l’éteindre, mais de le laisser aller jusqu’au bout de ce qu’il cherche vraiment.
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