Dans la Bible, le désert n’est pas d’abord un lieu géographique, ni un espace de mort où il n’y aurait rien. C’est un état intérieur, celui où tout le superflu tombe et où il ne reste plus rien à quoi s’accrocher.
On le fuit, car il fait peur : dans le désert, les distractions s’éteignent, et l’on se retrouve face à soi. C’est là que surgissent les résistances, les tentations de revenir en arrière. Mais c’est là aussi que la parole se fait entendre, quand plus rien ne la couvre.
Le désert n’est pas un vide à redouter, mais un espace dépouillé où quelque chose de neuf peut naître. On n’y va pas pour s’y perdre, mais pour y être rejoint.
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