La croyance n’est pas la foi, même si on les confond sans cesse. La croyance est une adhésion de l’esprit à des affirmations : quelque chose serait vrai, aurait eu lieu, fonctionnerait ainsi. Elle appartient au registre des idées.
Elle n’est pas mauvaise en soi, elle donne des repères, un langage commun, des images pour dire l’indicible. Le danger vient quand on la prend pour l’Essentiel lui-même, quand on s’accroche à la formule en oubliant ce qu’elle désignait.
Une croyance tenue trop fort devient une idole : elle fige le vivant dans une certitude et ferme là où elle devrait ouvrir. Les croyances sont des doigts pointés vers la lune. Il ne s’agit pas de les jeter, mais de ne pas confondre le doigt avec la lune.
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