Le combat spirituel n’est pas une lutte contre un ennemi extérieur, ni une guerre entre le bien et le mal conçus comme deux camps. Il n’a rien d’une croisade contre soi-même.
Il est une tension intérieure entre l’illusion d’être séparé et l’appel à l’unité. Jésus lui-même le traverse, au désert comme à Gethsémani : il n’écrase pas l’épreuve et ne la fuit pas, il l’accueille sans s’y enfermer.
Ce combat ne se gagne pas par la force. Combattre, ici, ne veut pas dire vaincre ou détruire, mais voir ce qui cherche à nous enfermer et cesser de s’y identifier. On n’en sort pas en luttant plus fort, mais en lâchant prise, en faisant confiance à ce qui est plus vaste que le moi.
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