La brebis n’est pas l’image d’une docilité bête, d’un être qui suit sans conscience. On a trop entendu « troupeau » comme un reproche.
Elle dit d’abord la vulnérabilité, le besoin d’être relié, la capacité de reconnaître une voix familière parmi mille autres. La brebis n’est pas celle qui obéit, c’est celle qui écoute et sait à qui elle peut se fier.
En nous, elle est cette part sensible qui cherche sa direction, qui peut se perdre mais qui porte en elle la mémoire d’un appel. Se perdre n’est pas une faute : c’est souvent le début d’une recherche. Et la joie n’est pas pour celle qui n’a jamais quitté le troupeau, mais pour celle que l’on retrouve. Voir aussi mouton.
« Retour au lexique