berger

Le berger n’évoque pas d’abord une autorité qui commande un troupeau soumis, ni un chef à qui l’on obéit sans réfléchir. L’image a parfois servi à cela, elle dit pourtant l’inverse.

Le berger connaît chacune de ses bêtes par son nom, il marche devant et non derrière, il cherche celle qui s’est perdue plutôt que de la punir. C’est une présence qui veille, pas un pouvoir qui domine.

Quand Jésus dit « Je suis le bon berger » (Jean 10,11), ce Je suis n’est pas seulement le sien : il nomme cette part en chacun qui sait rassembler ce qui se disperse, cette voix intérieure qui appelle nos brebis égarées et les ramène au centre. Être conduit par le berger, c’est se laisser guider non par une contrainte extérieure, mais par ce qui, au-dedans, connaît le chemin.

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