Le vide fait peur, on l’associe au manque, à l’absence, au néant qu’il faudrait à tout prix combler. Nous passons beaucoup d’énergie à le fuir, à le remplir de bruit, d’occupations, de possessions.
Mais il existe un autre vide, qui n’est pas absence mais disponibilité. La coupe n’est utile que par son creux, la maison par l’espace qu’elle abrite. Ce vide-là n’est pas un trou, c’est une ouverture, un lieu laissé libre où quelque chose peut advenir.
Faire le vide, ce n’est pas se priver, c’est cesser de saturer. C’est ménager en soi un espace d’accueil, celui-là même où la Présence peut se faire entendre. Le vide fécond n’est pas le contraire du plein : il est ce qui rend le plein possible.
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