Agar est l’étrangère, la servante égyptienne, celle qui est rejetée, chassée au désert. Elle est la figure de celles et ceux que l’on abandonne, de celles et ceux qui pensent être oublié-e-s.
Mais c’est à elle qu’apparaît l’ange, c’est elle qui nomme Dieu « Celui qui me voit » (Genèse 16,13). Dans l’épreuve, elle découvre qu’elle n’est pas seule.
Agar est le signe que l’Infini ne regarde pas les statuts sociaux, les appartenances ou les exclusions humaines. Là où nous croyons être perdu-e-s, une source cachée peut jaillir.
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