La louange n’est pas un hommage rendu à un Dieu extérieur, ni une flatterie adressée à une puissance lointaine. Elle n’est pas une obligation, mais un élan, un débordement spontané de la Vie qui se reconnaît reliée à plus vaste qu’elle.
Louer, ce n’est pas ajouter quelque chose à l’Infini, c’est laisser l’Infini résonner en nous. C’est un mouvement d’ouverture, où l’égo s’efface pour laisser place à la gratitude pure, à l’émerveillement sans objet.
La louange ne dépend pas des circonstances : elle peut surgir dans la joie comme au creux de l’épreuve, non comme une naïveté, mais comme un oui profond à ce qui est. Elle est la parole du cœur qui, face au mystère, ne cherche plus à comprendre mais à s’abandonner à la Présence.
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