Le Lévite est, dans la tradition biblique, un serviteur du culte, un médiateur entre le peuple et le sacré. Issu de la tribu de Lévi, il est consacré au service du Temple, veillant sur les rites et la loi.
Dans la parabole du Bon Samaritain (Luc 10,25-37), le Lévite, comme le prêtre, voit l’homme blessé au bord du chemin… et passe à distance. Non par cruauté, mais peut-être par fidélité à des règles de pureté qui l’empêchent de toucher un mourant. Il est pris entre le respect du sacré et l’appel du vivant.
En nous, le Lévite représente cette part qui sert le spirituel, qui veut bien faire, mais qui parfois reste enfermée dans des cadres rigides. Il incarne la peur de transgresser, l’attachement aux formes qui nous empêche d’accueillir ce qui est vivant ici et maintenant.
Lorsque nous restons figé-e-s dans nos certitudes, nos dogmes, nos habitudes bien ordonnées, nous devenons Lévite : passant à côté du réel, du blessé en nous et en l’autre.
Mais le Lévite en nous peut aussi évoluer. Il peut apprendre à ne plus séparer le sacré et la vie, à reconnaître que le véritable service ne se trouve pas dans les formes, mais dans la Présence offerte, là où l’Essentiel appelle.
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