Seigneur

Le mot Seigneur peut heurter. Il évoque parfois un maître lointain, une figure d’autorité verticale, patriarcale, imposante. Mais dans l’expérience spirituelle vivante, ce mot peut être réentendu autrement : comme une désignation de l’Au-delà de tout et de l’Au-dedans de nous.

Le Seigneur, ce n’est pas un dieu extérieur qui gouverne de loin. C’est la Présence souveraine et aimante, la Source intérieure qui unit sans contraindre, le Souffle vivant qui guide sans dominer. Il n’impose rien : « Je me tiens à la porte et je frappe… » (Apocalypse 3,20).

Dire Seigneur, c’est reconnaître en soi une autorité plus vaste que l’égo, un Je-suis qui éclaire, relève, appelle à l’unité. Ce n’est pas une soumission, c’est un consentement : laisser l’Essentiel régner au centre.

Et pour celles et ceux que ce mot ne rejoint pas, d’autres noms peuvent être des portes : l’Essentiel, la Source, la Présence, le Souffle, l’Ouvert, Celui/Celle qui est, ou l’Au-delà de tout et l’Au-dedans de nous.

Car le vrai Seigneur ne cherche pas à être nommé. Il attend d’être reconnu, là où nous cessons de vouloir tout maîtriser pour laisser la Vie circuler.

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