Job est l’homme juste qui perd tout, celui qui traverse l’incompréhensible, qui voit s’effondrer toutes ses certitudes et doit faire face à une souffrance sans cause apparente. Son histoire interroge : pourquoi l’épreuve ? Pourquoi le malheur frappe-t-il même les justes ?
Mais Job n’est pas seulement un personnage biblique. Il est une part de nous, celle qui cherche un sens à la souffrance, qui refuse les explications simplistes, qui crie vers l’Infini et ne se contente pas de réponses toutes faites.
Ses amis lui offrent des explications morales, des tentatives pour justifier l’injustifiable. Mais Job ne cède pas. Il reste debout dans son questionnement, dans son non-savoir, jusqu’à ce qu’un autre regard s’ouvre. À la fin du livre, il ne reçoit pas de réponse logique, mais une expérience plus vaste : il passe du « je sais » au « je vois ». « Mon oreille avait entendu parler de toi, mais maintenant mon œil t’a vu. » (Job 42,5).
En nous, Job est celui qui est dépouillé de tout, mais qui, dans cet effondrement, découvre l’Ouvert. Il est le passage du pourquoi au comment vivre, de l’explication au face-à-face avec l’Infini. L’épreuve ne lui donne pas de réponses, mais elle lui révèle une Présence plus grande que ses questions.
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