déluge

Le déluge, dans la Bible, n’est pas seulement une catastrophe naturelle, mais une traversée, un effondrement qui précède un renouveau. Il incarne ces moments où tout ce qui semblait solide s’efface, où les repères habituels disparaissent, où l’ancien monde est englouti pour laisser place à un commencement nouveau.

Il ne vient pas pour détruire, mais pour purifier, pour laver ce qui s’était figé, pour dissoudre les illusions. Il est ce qui en nous bouscule, défait les structures trop étroites et nous oblige à trouver un autre appui.

Face au déluge, deux attitudes sont possibles : résister et sombrer, ou accepter de construire une arche intérieure, un espace où l’Essentiel peut être préservé et traverser l’épreuve.

Lorsque les eaux se retirent, une terre nouvelle apparaît. Le déluge n’a pas le dernier mot, il ouvre un passage. Il nous rappelle que derrière chaque effondrement, un nouveau ciel peut s’ouvrir, une autre manière d’être peut émerger.

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